Les essences de bois
Materiel propre à la technique de la gravure sur bois.
Le bois à graver ne doit être ni trop tendre, ni trop poreux, ni noueux. On doit choisir des espèces à veines serrées, de façon à obtenir des dessins fins et purs. Les meilleurs bois sont : le buis, le cormier et le poirier.
Viennent ensuite le pommier , le poirier sauvage, le merisier, le cerisier, l'oranger et quelques essences exotiques.

Le buis est le meilleur de tous les bois pour la gravure. On distingue toirs sortes de buis : le buis de France, aux teintes pâles, veiné de verdâtre et de blanchâtre et prenant un aspect moiré sous le poli ; le bui du Levant, d'un beau jaune foncé , dur et souvent noueux ; le buis d'Espagne, plus uni et plus tendre. Le buis de France ne produit pas de pièces d'assez grande dimensions pour les besoins de la gravure, cest l'Asie Mineure qui fournit les blocs de dimensions nécessaires. On reconnaît la bonne qualité du buis lorsque étant scié en travers, il paraît plein et luisant et non graveleux ou piqueté.
Le cormier est brun-rougeâtre, d'un grain fin, compact très dur et se travaille assez facilement. On doit rejeter le bois ayant des taches blanches vers les bords. Le bois de cormier prenant beaucoup de retrait en séchant, on ne doit l'employer que parfaitement sec. Il est susceptible de se gercer et se piquer.
Le poirier est rougeâtre, veiné de filets bruns nuancés, dur, pesant, d'un grain fin et serré de structure très homogène ; il ne se déjette pas, il est respecté par les vers ; aussi est-il très employé comme bois de gravure. On emploie généralement le poirier sauvage.
Le pommier ressemble au poirier, mais il est moins recherché parce qu'il se gauchit facilement. Le pommier sauvage est plus dur que le poirier.
Le merisier est d'une belle couleur rougeâtre, un peur tendre, quique plus dur que le cerisier domestique et plus compact.
Le prunier est dur, d'un grain serré, se travaillant et se polissant très bien.

Les arbres suivants fournissent également des bois propres à la gravure : le citronnier, le cyprès, le cèdre, le jaquier, le condori, le gaïac, l'if, le lilas, le sorbier, le teck, le quebracho...
Ces bois sont équarris et coupés d'équerre, on leur donne 23 mm d'épaisseur, on les dresse au rabot, puis au grattoir, au fil et au contre-fil.


Repport du dessin sur le bois
Les illustrations que l'on veut graver sont dessinées sur le bois avec du crayon, une plus ou un pinceau, soit au trait , soit en indiquant les ombres par des hachures, telles que celles que doit produire la gravure ; c'est la méthode la plus usité. On peut remplacer ce dessin au trait par un lavis à l'encre de Chine ou à la sépia. Ces dessins seront tracés dans un sens contraire à celui de l'impression : ils doivent être exécutés à l'envers.


Principes généraux de gravure d'après Papillon.
Quelques principes généraux extraits de l'ouvrage de Papillon, artiste qui connaissait bien cette technique. Les autres artistes graveurs sur bois de cette époque sont : Jean Springinkle, Jean Brosamer, Schoefling, Sichem, Salomon Bernard, Papillon père, Beugnet...
A l'époque , l'outillage était compliqué, par le nombre des outils tranchants, dont se servaient les graveurs, il rappel l'outillage des sculpteurs sur bois et des ébénistes. Aujourd'hui, les graveurs sur bois ne se servent plus guère que des burins, de l'échoppe et de l'onglette comme les graveurs sur métaux.
le burin à plusieurs rainures pour graver les tailles en une seule fois. Il en existe depuis une rainure jusqu'à 25, ces dernières sont peu employés, mais les burins de 4 à 5 rainures sont couramment en usage pour abréger le travail. Ils ont besoin d'être dirigés par une main exercée. on s'en sert principalement pour graver les ciels et les ombres droites.


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